Coulisses
Filmer un événement à Cannes : du brief au teaser livré avant 9 heures
Un congrès dure quelques jours, ses images doivent vivre toute l’année. Voici, étape par étape, la méthode que j’applique pour filmer un événement sur la Côte d’Azur.
Un événement ne se rejoue pas. Le keynote, le toast, le moment où la terrasse se remplit au coucher du soleil : on a une prise, parfois deux. C’est ce qui rend la vidéo événementielle à la fois stressante et passionnante. Après plusieurs saisons de congrès à Cannes — Cannes Lions, MIPCOM, Datacloud Global Congress, Cannes Yachting Festival — j’ai fini par formaliser une méthode en quatre temps. La voici, sans secret.
Avant : le brief qui fait le film
Tout se joue en amont. Un film d’événement réussi commence par un appel, pas par une caméra. Avant le jour J, on fixe ensemble :
- Les objectifs : rendre compte au siège, recruter des exposants pour l’an prochain, alimenter LinkedIn pendant l’événement ?
- La liste de plans : les intervenants à ne pas rater, les moments clés, les logos et partenaires à montrer.
- Le conducteur : l’horaire précis de chaque séquence, pour être au bon endroit au bon moment.
- Les accréditations : au Palais des Festivals ou sur une plage privée, sans badge, pas d’image.
- Le repérage si le lieu le demande : la lumière d’une terrasse à 19 heures n’a rien à voir avec celle de midi.
Plus ce travail arrive tôt, meilleur est le film. Pour les grandes semaines cannoises, j’explique le bon timing dans le calendrier des événements à Cannes.
Le jour J : discret, mais partout
Un bon vidéaste événementiel se fait oublier. Les invités sont là pour l’événement, pas pour la caméra. Je tourne principalement au gimbal et au steadicam, ce qui permet de suivre le mouvement d’une foule sans pied ni rail, et de passer d’une conférence à un cocktail en quelques secondes.
Pour les interviews et tables rondes, le son est la priorité : micros-cravates, un environnement calme quand c’est possible, et une deuxième caméra sur demande. Une belle image avec un son inaudible ne sera jamais publiée.
La nuit : le teaser du lendemain
C’est la spécificité de Cannes. Pendant qu’un salon dure plusieurs jours, ce qui compte, c’est de publier pendant l’événement. Le soir, je dérushe, je monte et j’étalonne un teaser de 30 à 60 secondes, livré en 16:9 et en vertical 9:16 avant 9 heures, pour que vos équipes le publient au moment où les portes rouvrent.
Une agence avec laquelle j’ai travaillé sur les Cannes Lions l’a résumé mieux que moi : sur quatre événements simultanés, tourner chaque jour, monter la nuit, livrer chaque soir. C’est exigeant, mais c’est ce qui fait la différence entre une présence qu’on raconte et une présence qu’on voit.
Après : l’aftermovie et les déclinaisons
Une fois l’événement terminé, vient le film qui restera : l’aftermovie, de 1 à 3 minutes, livré sous dix jours, étalonné et mixé, avec deux allers-retours de corrections inclus. C’est le film qui sert à rendre compte au siège et à vendre l’édition suivante.
Autour, je livre tout ce dont vos canaux ont besoin :
- des versions verticales 9:16 pour les Reels, TikTok et les Stories ;
- des formats LinkedIn en 1:1 et 4:5, sous-titrés ;
- des sous-titres en français et en anglais ;
- une musique sous licence, libre de droits pour vos canaux.
Le vertical n’est pas un recadrage de dernière minute : il se prépare dès le tournage. J’explique pourquoi dans la vidéo verticale se pense dès le tournage.
Les droits, clairs dès le départ
La question arrive toujours au moment de publier, alors autant la régler avant. La cession non exclusive pour votre site, vos réseaux et vos présentations est incluse. L’exclusivité et les rushes bruts se discutent et figurent dans le devis. Le droit à l’image des participants relève de l’organisateur : c’est à prévoir dans vos conditions d’inscription.
Pourquoi travailler avec un vidéaste local
Les agences internationales viennent à Cannes une semaine par an. Un vidéaste qui vit sur place connaît déjà le Palais, les plages, les rooftops et les ports, et sait où se placer à quelle heure. Il n’y a ni avion, ni hôtel au tarif de semaine de salon, ni matériel en soute. Et le brief peut se faire en anglais avec vos équipes, en français avec les lieux, la sécurité et les prestataires.
Toutes les formules sont détaillées dans ma brochure événementielle, et vous pouvez voir le résultat dans la sélection de projets.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour recevoir l’aftermovie d’un événement ?
Un aftermovie de 1 à 3 minutes est livré sous dix jours, étalonné et mixé, avec deux allers-retours de corrections inclus. Un teaser court peut être livré dès le lendemain matin.
Quels formats vidéo prévoir pour les réseaux sociaux ?
Du vertical 9:16 pour Instagram, TikTok et les Stories, et des formats 1:1 ou 4:5 sous-titrés pour LinkedIn, en plus du film principal en 16:9.
Travaillez-vous avec des agences étrangères ?
Oui. Je travaille régulièrement avec des agences internationales pendant les grands congrès cannois, avec un brief en anglais et une coordination en français sur place.


